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Tuesday, October 20, 2009

Togo: Présidentielle de 2010 - Des officiers de police et de la gendarmerie à l'école des règles de maintien de l'ordre

Une cinquante d’officiers de police et de la gendarmerie étaient en conclave depuis lundi à Lomé pour le renforcement de leur connaissance en matière de maintien de l’ordre.

Organisée par le bureau du HCDH, le Centre Régional des Nations Unies pour la paix et le désarmement en Afrique (UNREC) et le CICR en collaboration avec le ministère de la sécurité, cette formation est axée sur le respect des droits de l’homme et les principes humanitaires par les forces de sécurité dans les opérations de maintien de l’ordre.

Ce conclave qui doit s’achever le 23 octobre prochain, permettra aux participants d’acquérir une bonne dose de notions sur le rôle qu’ils doivent jouer de manière professionnelle dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre pour la présidentielle fixée au 28 février 2010.

Selon le ministre togolais de la sécurité Atcha Titikpina, cette formation permettra de prendre en amont, des dispositions nécessaires pour un scrutin apaisé.
Etabli à Lomé en octobre 1986 en application de la résolution 40/151G du 16 décembre 1985 de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’UNREC intervient en appuyant les pays dans les processus et initiatives de paix en Afrique, dans la limitation des armes et aide au désarmement.

Il intervient également dans le contrôle de la prolifération des armes légères et de petit calibre et appuie les réformes du secteur de sécurité et de défense et la professionnalisation des forces armées et de sécurité.

Le Centre aide également au renforcement des capacités humaines et institutionnelles en matière de paix, de sécurité et de désarmement, à la prévention et résolution des conflits.

Par Junior Aurel

Source:
Savoir News (20/10/2009)

Friday, April 17, 2009

Togo: Armes et matériels militaires saisis chez les "comploteurs" présumés

La gendarmerie togolaise a présenté jeudi des armes et matériels militaires saisis au domicile des personnes accusées de complot d'attentat contre le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé, a-t-on constaté sur place. Une affaire dans laquelle le député Kpatcha Gnassingbé,son demi-frère, est interpellé comme instigateur.

Les matériels comprennent deux jeeps (une munie de système de transmission militaire et l'autre équipée de fusils mitrailleurs), des munitions et chargeurs, des fusils de chasse de diverses catégories et marques, des armes de guerre et armes de pointe, des portables satellitaires et des revolvers.

On compte aussi des paires de jumelles, 15 postes émetteurs récepteurs, une centaine de téléphones cellulaires de plusieurs gammes, des lots de gilets pare-balles, des plaques de véhicules de types étrangers, des porte-chargeurs, des bottes de combat, des tee-shirts verts-armée, etc.

Quant au nombre des interpellés dans l'affaire de tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat, le Procureur de la République Bakaï Robert précise qu'il est impossible de donner un nombre exact en ce moment et que les investigations se poursuivent toujours.

Kpatcha Gnassingbé a été arrêté dans le cadre d'une enquête sur une tentative de coup d'Etat. Des échanges de tirs ont eu lieu dans la nuit du 12 au 13 avril entre la garde de Kpatcha Gnassingbé et les services de sécurité dépêchés pour entendre les membres de son entourage soupçonnés d'être impliqués dans cette tentative.

Source: Xinhua

Wednesday, April 15, 2009

Togo: Arrestation de Kpatcha Gnassingbé

Le frère du président togolais a finalement été interpellé, ce mercredi matin, devant l'ambassade américaine à Lomé, où il avait tenté de se réfugier, après être parvenu à échapper à une tentative d'arrestation à son domicile. Il est désormais clairement accusé d'être l'instigateur d'une tentative de coup d'Etat contre le chef de l'Etat, Faure Gnassingbé.

Les officiers, interpellés dimanche soir chez Kpatcha Gnassingbé, auraient finalement parlé et avoué aux gendarmes qu’il y avait bien un coup d’Etat en préparation au Togo. Les conjurés devaient profiter du voyage du président Faure Gnassinbgé en Chine pour prendre le pouvoir.

Et de sources proches de la gendarmerie, parmi les initiateurs, Kpatcha Gnassingbé figurerait au premier plan. La gendarmerie a donc tenté à nouveau de l’arrêter dans la nuit à son domicile, mais il a réussi à s’enfuir.

Il a d’abord cherché à se réfugier à l’ambassade des Etats-Unis. Très vite, des militaires et des gendarmes togolais se sont postés devant le bâtiment. Et l’ambassade américaine a manifestement préféré remettre Kpatcha aux autorités togolaises, sans qu’on sache, pour l’instant, avec précision dans quelles conditions.

Source: RFI

Tuesday, April 14, 2009

Togo: Une rivalité familiale et politique qui tourne à l'affrontement armé

Le président Faure Gnassingbé accuse l'un de ses frères de tentative de complot. La maison de Kpatcha Gnassingbé, député et ancien ministre de la Défense, a été attaquée par la police dans la nuit de dimanche à lundi. La fusillade au fusil d'assaut et à l'arme lourde a duré plusieurs heures. La maison a été en partie saccagée mais Kpatcha Gnassingbé a réussi à s'enfuir. La version officielle a ensuite été donnée par le procureur de la République. Dans une déclaration à la télévision nationale, le magistrat a évoqué une tentative d'interpellation qui a mal tourné. Il a laissé entendre que le frère du président était impliqué dans une « tentative d'atteinte à la sûreté de l'Etat ».

Faure et Kpatcha Gnassingbé sont en train d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire tourmentée d'une rivalité bien connue. Mais au-delà, c'est la famille qui se déchire et une fois de plus sur la scène togolaise, l'armée qui intervient, et la force qui est utilisée.

Il n'est d'ailleurs pas anodin que ce soit la FIR, la Force d'intervention rapide, qui ait pris d'assaut la résidence de Kpatcha Gnassingbé. Cette unité d'élite, créée par le général Eyadema, est fidèle à Faure. Elle est commandée par le très puissant colonel Abalo Felix Kadanga, époux d'une des filles de l'ancien président togolais.

Un troisième frère a joué un rôle dans la nuit de dimanche à lundi: Rock Gnassingbé, le patron de la division des blindés. Kpatcha Gnassingbé affirme que c'est Rock qui lui a sauvé la vie.

Aujourd'hui, de nombreuses questions se posent: comment vont réagir les autres membres de la famille? Comment vont réagir les partisans de Kpatcha, à Kara, son fief? Au sein du Rassemblement du peuple togolais (RPT, au pouvoir) ? Et surtout dans l'armée?

Quelles seront aussi les conséquences pour la présidentielle de 2010? Kpatcha Gnassingbé peut-il se laisser arrêter? Le président Faure Gnassingbé peut-il faire machine arrière?

Le bras de fer risque de se poursuivre et le chef de l'Etat togolais joue là une partie de sa crédibilité et de son autorité.

Source: RFI

Friday, November 28, 2008

Togo: Remous au sein des Forces Armées: Une affaire de milliards de FCFA oppose les militaires à l'Etat-Major

L’affaire fait actuellement grand bruit dans les casernes. Selon les informations en notre possession, le Guide de la révolution libyenne lors de son dernier passage à Lomé aurait mis à la disposition des autorités togolaises, quelques milliards destinés aux Forces Armées Togolaises.

Ce geste de Mouammar Kadhafi viserait à remercier les hommes en kaki qui ont su assurer sa sécurité durant tout son séjour en terre togolaise. Mais selon notre source, les autorités togolaises auraient fait main basse sur cette importante somme.

« Nous avons appris que le Guide de la révolution libyenne, le Col. Mouammar Kadhafi lors de son passage à Lomé a mis une importante somme à la disposition des Forces de l’ordre. Il s’agit des milliards de nos francs. Malheureusement, l’argent n’a pas été partagé jusqu’ici. Nous ne savons même pas à quel niveau se trouve cette somme au jour d’aujourd’hui », a déclaré notre interlocuteur avant d’ajouter que « le Guide libyen a fait le même geste au Burkina Faso et au Bénin et que dans ces deux pays, les militaires sont rentrés en possession de leur droit ». Cette situation fait actuellement des mécontents dans les rangs des Forces Armées Togolaises.

Pour rassurer les uns et les autres, le chef d’Etat Major des FAT, le Général Zakari Nandja a fait personnellement le tour de quelques casernes pour mieux clarifier la situation. Partout où il était passé, il a laissé entendre que lui-même n’est au courant d’une quelconque somme que le Colonel Mouammar Kadhafi aurait laissée à la disposition des militaires. Mais reste à savoir s’il a pu convaincre ces éléments. « Moi je ne suis pas du tout convaincu. J’ai eu comme impression que le chef d’Etat major cherche à détourner notre attention quand il dit que nous sommes à la fin de l’année et que le président de la République lui-même peut penser à nous faire un geste. Non, qu’on ne nous prenne pas pour des bêtes. Pour cette fois-ci, nous irons jusqu’au bout », a craché un caporal-chef.

L’heure n’est donc plus à la blague et les grincements de dents ont atteint aujourd’hui leur paroxysme. En tout cas, partout c’est le nom du chef de l’Etat qui est cité. Les militaires attendent donc qu’il vienne clarifier la situation. « Nous attendons que le chef de l’Etat vienne nous dire si oui ou non le Col. Kadhafi nous a fait un cadeau. Parce que l’argent là, c’est beaucoup. On nous a dit que chacun peut toucher 800 000 F CFA. Ça peut nous servir aussi à construire une petite case même si c’est au village », pestent d’autres militaires, sans toute fois préciser la vraie source de l’information. Le chef de l’Etat est donc avisé.

Pire encore, il se dit aujourd’hui dans les casernes que les éléments des Forces Armées togolaises font souvent l’objet de tricheries lors des différentes missions de paix auxquelles ils participent. Pour le cas de la Côte d’Ivoire par exemple, les militaires togolais disent que ce que gagnent leurs camarades Béninois à la fin des missions dépasse de loin ce qu’ils gagnent. Ceci est dû au fait que les Nations Unies payent directement les éléments des autres pays alors que pour ce qui concerne le Togo, l’argent est versé à l’Etat qui à son tour règle les nôtres.

En tout cas, il urge que nos autorités changent de stratégies si tous ces faits sont vérifiés. Car les conditions de vie de nos frères militaires, surtout les moins gradés sont simplement lamentables.

Source: Le Correcteur

Thursday, November 6, 2008

Togo: Des officiers et sous-officiers des FAT renforcent leurs capacités à Temedja

Une trentaine d’officiers et sous-officiers issus des différents corps des Forces Armées Togolaises (FAT) ont participé les 29 et 30 octobre à Témédja dans la préfecture de l’Amou, à un atelier de renforcement des capacités sur le cadre légal d’intervention de l’armée dans un contexte démocratique.

Organisé par le Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement en Afrique (UNREC), en partenariat avec l’Etatmajor général des FAT, le HCDH, l’ONUSIDA et le CIRC et avec l’appuide la France cet atelier s’inscrit dans le cadre des activités décentralisées du Programme de Réforme du Secteur de la Sécurité en Afrique (ASSEREP). Il a pour finalité la promotion et l’instauration de la gouvernance démocratique au sein des institutions de défense et de sécurité des pays africains en situation de conflit ouvert, de post-conflit ou de paix relative.

La rencontre de Témédja a permis d’édifier davantage les participants sur leur rôle dans l’ordre institutionnel et constitutionnel de l’Etat, de renforcer leurs connaissances sur le cadre constitutionnel de leur intervention à l’intérieur de l’Etat et de consolider la place des FAT dans la promotion et la gestion de bonne gouvernance démocratique.

Il s’agit à terme de contribuer à la professionnalisation et à la modernisation des FAT afin de les familiariser avec les règles de conduite conventionnelles. Au cours des échanges, les délégués ont écouté des communications portant notamment sur la place de l’armée dans l’ordre institutionnel en démocratie et ses missions en période de paix, les rapports entre les forces armées et les forces de police et de sécurité, les forces armées et les modalités de recours à la force.

Le préfet d’Amou, Allagbé Bayédjè, le représentant de la directrice de l’UNREC, Agbokla Kossi Mawuli et le représentant du chef d’Etat-major général des FAT, le capitaine de Vaisseau Amétsipé Yawo ont assisté à la rencontre qui s’est achevée par la remise de diplôme aux participants.

Source: TV Togolaise