Thursday, November 26, 2009

Côte d'Ivoire: Restructuration de l'armée - Les experts échangent sur la question

« La réforme du secteur de la sécurité (RSS) en Côte d’Ivoire : Enjeux et perspectives ». C’est le thème du séminaire d’échanges qu’organise depuis ce matin à l’hôtel du golf à Abidjan cocody, le groupe de travail sur la restructuration et la réforme de l’armée (GTRRA) avec l’appui du programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

A la veille de l’élection présidentielle en côte d’ivoire après environ dix années de crise, ce séminaire d’échanges sur la restructuration et la réforme de l’armée semble s’imposer. Car il permettra non seulement de faire mieux comprendre le concept de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) mais surtout d’en cerner les enjeux et perspectives pour la côte d’ivoire dans le contexte de l’accord politique de Ouagadougou (APO) et ses accords complémentaires en vue d’une paix durable et définitive.

Le chapitre 3 de l’Apo précise que « un mécanisme spécial de restructuration et de refondation de l’armée sera adopté par ordonnance pour fixer le cadre général d’organisation, de composition et de fonctionnement des nouvelles forces de défense et de sécurité ». Aussi ce séminaire vise-t-il à contribuer à la mise en place d’un dialogue constructif entre tous les acteurs, en s’inspirant des expériences des pays comme le Burundi et la République centrafricaine pour renforcer les capacités du groupe de travail en vue d’un rétablissement durable de la sécurité en côte d’ivoire. Pour M. Célestin Tsassa, représentant du PNUD, « les actions du PNUD visent à aider les autorités de la côte d’ivoire à atteindre leurs objectifs, à savoir le retour définitif de la paix », a-t-il indiqué. Quant à M. Koffi Koffi Paul, directeur de cabinet adjoint, représentant le Premier ministre, il a remercié le Pnud pour son appui technique et financier. La question de la réforme de l’armée, a-t-il dit, est très cruciale car la sortie de crise en dépend.

Par Franck YEO

Source: Fraternité Matin (24/11/2009)

Wednesday, November 25, 2009

Côte d'Ivoire: harmonisation des grades, un décret signé

Le président ivoirien Laurent Gbagbo a signé lundi soir un décret devant régler définitivement l'épineuse question des grades des officiers et sous-officiers de l'armée passés à la rébellion à l'occasion du coup d'Etat manqué de 2002.

L'information a été confirmée par le colonel-major Bamba Sinima, directeur de cabinet du Secrétaire général des Forces nouvelles (FN) qui se réjouit d'une telle issue.

Cette mesure concerne 400 personnes, du plus petit grade de caporal au grade de général, a indiqué pour sa part, le ministre de la Défense Michel Amani N'Guessan.Il indique par ailleurs, qu' au total sept décrets ont été signés par le président Gbagbo, notamment sur le statut des éléments FN dans les brigades mixtes de police et de gendarmerie à déployer, et la nomination au grade de général de brigade des deux généraux FN, dont leur chef d'état-major Soumaïla Bakayoko.

Source: ONUCI FM (17/11/2009)

Wednesday, November 18, 2009

Somalie: Former une armée somalienne - mission impossible pour l'UE ?

L'Union européenne, sans illusion excessive, envisage de doter le faible gouvernement de transition somalien d'un embryon d'armée, dans l'espoir qu'un jour la Somalie ne soit plus un terrain d'élection pour terrorisme, banditisme et piraterie.

Les ministres de la Défense des 27 ont planché mardi sur l'idée de lancer au premier semestre 2010 une opération consistant à envoyer une centaine d'instructeurs former jusqu'à 2.000 soldats de la future armée gouvernementale somalienne, pour la porter à terme à 6.000 hommes.

On retrouve au premier rang des partisans de cette initiative les deux pays qui avaient déjà le plus vigoureusement milité en faveur du lancement en décembre 2008 de l'opération antipiraterie Eunavfor Somalie-Atalante, la France et l'Espagne.

La libération d'un thonier espagnol et de ses 36 marins le jour même de la réunion ministérielle à Bruxelles peut difficilement passer pour une victoire, les pirates ayant apparemment imposé leurs conditions à Madrid.

Le blocus des ports, une idée agitée mardi par la ministre espagnole Carme Chacon pour exprimer la résolution de son pays à en finir avec les pirates, est, de l'aveu de son collègue français Hervé Morin, de peu d'avenir.

L'expérience a déjà été menée il y a quelques mois et "cela n'a pas donné de très bons résultats", a-t-il confié à la presse.

En dépit de l'armada constituée par l'UE, l'Otan, les Etats-Unis et d'autres puissances maritimes comme le Japon, la Chine, la Russie et l'Inde, la menace continuera donc de planer sur les navires marchands, les bateaux de pêche et les plaisanciers naviguant dans les parages.

M. Morin a reconnu la nécessité d'une intervention terrestre quand il a décrit la création de bataillons somaliens comme "un complément efficace d'Atalante".

"C'est en s'attaquant aux racines du mal en Somalie même que nous pourrons régler la question de la piraterie", a-t-il expliqué.

Mais y compris chez les plus chauds promoteurs de l'opération, l'enthousiasme n'est pas de mise.

En effet, même si une demi douzaine de pays de l'UE se sont portés volontaires, "un certain nombre de questions restent en suspens et il faudra y trouver une réponse avant de prendre une décision finale", a résumé sobrement le ministre suédois de la Défense, Sten Tolgfors, qui présidait la réunion.

Ce n'est pas la tâche colossale qui attendrait une armée somalienne digne de ce nom -protéger les autorités intérimaires puis faire régner l'ordre dans un pays à la dérive depuis 1991- qui fait peur.

C'est la difficulté même de construire une armée nationale permanente et efficace.

Le général français Pierre-Michel Joana, représentant du diplomate en chef de l'UE, Javier Solana, pour la Corne de l'Afrique, l'a expliqué lundi sans détour au Parlement européen.

Premier piège à éviter, "il faudra intégrer de manière souple" les nouveaux soldats "de manière à ne pas provoquer de tension", avec ceux déjà en poste dans les forces de sécurité somaliennes.

Ensuite, il faudra trouver le nerf de la guerre, l'argent.

Enfin, même si on peut compter sur les Etats-Unis, notamment, pour financer la petite armée somalienne, il faudra surtout que les soldes soient effectivement versées, pour éviter que les soldats à peine rentrés en Somalie ne rejoignent les bandes rebelles.

D'où la volonté de l'UE d'impliquer la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom), commandée par l'Ouganda, dans le recrutement des soldats somaliens, puis dans leur encadrement à leur retour.

Le ministre français des Affaires européennes Pierre Lellouche, n'a pas nié le risque que les soldats somaliens "cessent d'être payés" avec les conséquences sur leur loyauté que l'on imagine.

"Mais quelle est l'alternative ? Laisser Al-Qaïda prendre en main la Somalie ? C'est ça, le sujet", a-t-il répondu.

Source: AFP (18/11/2009)

Tuesday, November 17, 2009

Guinea: South Africans 'training Guinea junta'

South African and Israeli army instructors, hired by the ruling Guinea junta, are training pro-junta recruits in a camp in Forecariah, 100km south of Conakry, witnesses said on Monday.

The new soldiers recruited by the junta, which seized power in Guinea on December 23 last year, are being trained in a camp formerly used to house Sierra Leone refugees outside Forecariah.

Roughly 40 military instructors are training soldiers "recruited on the basis of their ethnicity" as they belong to the same group as junta leader Captain Moussa Dadis Camara, witnesses said.

"You can recognise them by their uniforms which say 'instructor' on the back," a local policeman who asked not to be named, told Agence France-Presse when reached by phone from Dakar.

Observers accuse the junta, under increasing international pressure after the massacre of over 150 opposition supporters at a rally in September, of recruiting young men from Camara's home region close to Liberia and Sierra Leone.

"[Camara] is training them to save his regime in case of trouble," another policeman speaking on condition of anonymity said.

According to a local observer, Camara wants to "make sure that his ethnic group dominates the army".

By AFP (17/11/2009)

Monday, November 16, 2009

Côte d'Ivoire: Forces armées des Forces nouvelles - Gbagbo signe les décrets aujourd'hui

Le chef de l'Etat entame sa visite dans le Worodougou avec une bonne nouvelle pour la paix. Laurent Gbagbo doit signer aujourd'hui, à Mankono, tous les décrets relatifs aux volets militaires de l'Accord politique de Ouagadougou (Apo). La mise en œuvre de l'accord complémentaire IV de Ouga constituera ainsi une grosse avancée dans le processus de paix qui avait quelque peu coincé sur ces questions sensibles. Au titre des textes qui seront pris par Laurent Gbagbo, il y a les projets de décrets de la commission des grades et projet de décret portant nomination au grade de général de brigade, des deux officiers généraux des FaFn, Soumaïla Bakayoko et Gueu Michel. D'autres textes viendront donner un contenu à l'intégration des 5.000 VAN (Volontaires à la nouvelle armée), des 4.000 éléments des FaFn qui composent le Centre de commandement intégré(Cci) avec leurs frères d'armes du Sud. Les textes des comzones devraient être signés d'ici une dizaine de jours, le temps de bien s'assurer de leur conformité avec l'Apo. Il s'agit de l'ordonnance portant condition de nomination et fixation des modalités de départ à la retraite de militaires nommés aux grades d'officiers à Titre opérationnel et le projet de décret portant nomination d'officier à titre opérationnel.

Par K.B.J.

Source: Nord-Sud (16/11/2009)

Côte d'Ivoire: Présidentielle en Côte d`Ivoire : Pas d`élection avant 6 mois ?- Ce que Gbagbo et Soro cachent aux ivoiriens

Laurent Gbagbo, Guillaume Soro et, dans une certaine mesure, le facilitateur Blaise Compaoré sont-ils vraiment sincères avec les Ivoiriens et la Communauté internationale? Peuvent-ils organiser des élections en Côte d`Ivoire même si on leur accorde une rallonge de 2, 3, 4 ou 6 mois?

Cette question mérite d`être posée car au-delà des préoccupations liées au processus électoral lui-même, lequel cristallise tous les débats de l`heure, se pose le problème crucial de la sécurisation du processus électoral. Et à ce niveau, les acteurs se prêtent bien au jeu de l'autruche.

Cela fait presqu`un an aujourd`hui, le Chef de l`Etat Gbagbo Laurent et son premier ministre Soro Guillaume ont pris des engagements écrits devant le facilitateur Blaise Compaoré à Ouagadougou. En des termes très clairs, ils s`étaient accordés sur deux choses essentiellement. Comment régler les problèmes militaires jusqu`à la formation de la nouvelle armée d`une part et comment sécuriser le processus électoral d`autre part.

Sur ce dernier point, ils s`étaient engagés à rendre le Centre commandement intégré (Cci) opérationnel c`est-à-dire doté d`hommes et de moyens appropriés pour sécuriser toutes les opérations du processus électoral. C`est depuis le 22 décembre 2008 que cet accord complémentaire a été signé. Et pourtant, dans sa mise en œuvre, le bilan est désespérant, choquant, frustrant même. Rien ou presque n`a été fait. Le Cci n`existe que sur papier, il est invisible sur le terrain. On nous avait parlé de 8000 hommes désignés par les états majors des Fanci et des Fafn pour constituer l`ossature de base du Cci, 4000 hommes de part et d`autre. On a aussi assisté au convoyage de certains ces éléments vers Bouaké et vers Abidjan. Et puis plus rien. L`opération a été étranglée par les problèmes financiers, les éléments des Fds affectés à Bouaké dans le cadre du Cci sont livrés à eux-mêmes, ils manquent de tout. Faisant entorse aux principes militaires, ces derniers ont débrayé, crié mais personne ne les a entendus, miraculeusement.

Le ministre de la Défense Michel Amani avait, dans ce cadre, organisé plusieurs rencontres avec les états majors des deux armées pour régler ces problèmes et ceux liés aux grades des Fafn, on nous avait même annoncé que ces questions avaient trouvé solutions. Mais rien. Bien au contraire, le même ministre de la Défense est venu nous dire que l`évolution de ce sujet marquait le pas faute de moyens financiers.

Aujourd`hui, avec l`affichage de la liste électorale provisoire qui est imminente, c`est normalement au Cci que la Cei devrait se référer pour assurer la sécurité de l`opération, afin que des individus ne puissent pas les déchirer pour une raison ou une autre.

Mais faute de Cci, la Cei est obligée d`en appeler au civisme des Ivoiriens "La Cei rappelle à l`ensemble des Ivoiriens la nécessité pour tous de privilégier leur sens de la discipline, du civisme et du patriotisme quant à la sécurisation de ces listes dans leurs différentes localités dès que celles-ci seront affichées....

Par Akwaba Saint Clair

Source: Le Nouveau Reveil (16/11/2009)